Bienvenue à Homo Luzonensis

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Classé dans : Actu Mots clés : Homo Luzonensis, prehistoire

N'en déplaise aux fondamentalistes religieux de tous poils, il faut bien avouer que ces derniers temps, la paléontologie humaine progresse à pas de géant et ne cesse de nous surprendre. Après l'annonce de la découverte, au Maroc, d'un fossile d'Homo Sapiens daté de 315 000 ans faisant prendre à notre espèce un "coup de vieux" de près de 100 000 ans d'un coup, c'est au tour de l'Asie du Sud Est de surprendre. Depuis 2007, les vestiges de trois individus au moins, furent découvert dans la grotte de Callao, sur l'île de Luçon, aux Philippines. Jusque là pas de quoi s'affoler, me direz-vous. Et pourtant...

Des fragments d'os étranges

Pourquoi donc attendre 13 années pour annoncer la découverte d'une nouvelle espèce ? Tout d'abord parce que, les vestiges, y'en a quand même pas des masses. Ils se composent, pour l'essentiel, de quelques phalanges, de quelques dents et de fragments mesiaux d'os longs. Pas de quoi pavoiser au premier abord. Ensuite, parce que les couches ayant livrés ces ossements sont datées d'environs 50 000 ans et 50 000 ans, c'est récent !

Ces dates correspondent bien à l'occupation de la région par notre espèce, l'Homo Sapiens. D'ailleurs, l'Australie est colonisée par notre espèce un peu avant, vers 60 000 BP (Before Present). Les îles des Philippines comme les îles Indonésiennes sont les candidates au passage de notre espèce par voie maritime vers l'Australie.

Oui mais voilà, en y regardant de plus près, ces os ne ressemblent pas du tout aux nôtres (ni à quoi que ce soit d'autre de connu). Ils auraient même, aux dires des découvreurs, des caractéristiques fortement archaïques laissant penser qu'une motricité habile dans les arbres pourrait être envisagé.

Si j'ai réussi à piquer votre curiosité, n'hésitez pas à écouter la conférence de Florent Détroit, l'inventeur de l'Homo Luzoniensis pour en savoir plus.

Hommage à Samuel Paty

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Classé dans : Actu Mots clés : Samuel Paty, liberte expression, enseignement, mediation
Hommage à Samuel Paty

Lundi prochain, c'est la rentrée des classes. Cette rentrée sera décalée de quelques heures afin de permettre aux enseignants de préparer, ensembles, le dernier hommage qu'ils vont rendre, avec leurs élèves, à Samuel Paty.

Samuel Paty est leur collègue. C'était probablement un enseignant comme un autre, un prof d'Histoire Géographie, un homme qui aimait son travail. C'était un père de famille aussi. Son petit garçon de cinq ans vient d'être amputé brutalement de l'un de ses deux parents. Samuel à été assassiné car il aimait la liberté et plus particulièrement la liberté d'expression.

Cette liberté d'expression qu'il aimait transmettre aux plus jeunes comme un cadeau pour leur avenir, cette liberté d'expression lui aura coûté la vie. Pourtant, le combat contre l'obscurantisme ne doit pas cesser.

Lundi prochain, les pensées de l'ensemble de notre équipe, de notre bureau associatif, s'uniront à nos collègues et amis du corps enseignant, dans un dernier hommage.  Nous dirons au revoir à Samuel Paty. Une minute de silence aura lieu dans nos locaux à onze heures précise.

Le chevalier blanc des enseignants

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Classé dans : Actu Mots clés : moyen-age, chevaliers

Il est bien difficile d'organiser une sortie scolaire ou de loisirs par ces temps d'incertitude. Entre restriction du nombre de participants et interdiction totale de déplacement, que faire ?

Notre médiéviste à trouvé la parade et se propose de voler à votre secours en intervenant directement chez vous ! Enfin, pas dans votre salon bien-sûr (encore que...) mais dans votre classe ou votre centre de Loisirs. Alors n'hésitez plus et faites appel au Chevalier Blanc !

Doit-on revenir à la lampe à huile ?

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Classé dans : Mots clés : aucun
Lampe à huile de la période romaine exposée au musée archéologique de Lamta

Récemment, le président de la République Française, M. Macron, a raillé ceux qui souhaitent un moratoire avant que soient déployées à grande échelle les antennes 5G en leur expliquant que les problèmes contemporains ne pourront pas être résolus en revenant à la lampe à huile.

S’il est vrai que la lampe à huile n’est plus utilisée en France depuis environ 150 ans, est ce que nous nous souvenons bien de ces objets qui ont pourtant accompagné les Hommes pendant pas loin de 47 000 ans ?

Lampe à huile, lampe a graisse, qu’est ce que c’est ?

La lampe à huile et la lampe à graisse, c’est la même chose. La seule différence vient du type de matière grasse que l’on va utiliser comme combustible : huile ou graisse. Au cours de l’histoire, ce fut d’ailleurs graisse puis huile.

Le fonctionnement, très simple, est lui identique. Une lampe à graisse est composée d’une cavité nommée cupule, faisant office de réservoir, que l’on va remplir de matière grasse. À une extrémité de la cupule, on va venir placer une mèche faite de fibres végétale torsadées, dont l’autre extrémité va baigner dans le gras. Par capillarité, l’huile va remonter le long de la mèche qui va rester huileuse tout au long de la combustion.

Si le principe de fonctionnement ne va pas changer, ce sont les formes, les matériaux et les décors qui vont eux évoluer avec le temps.

Est-ce vraiment pratique ?

Si l’usage de la lampe à graisse est attesté depuis le paléolithique supérieur (à partir de -45 000) et a perduré jusqu’au XIXème siècle, c’est qu’il devait comporter des avantages indéniables, sans être exempt de défauts.

Les avantages

  • C’est d’une facilité enfantine à fabriquer. Il suffit de créer une cuvette dans un matériau étanche. Il existe même des traces d’anfractuosités naturelles dans les parois de grottes ayant été utilisées comme réservoirs de lampe à graisse.
  • Des usages variés. Suivant le matériau utilisé, la lampe à huile peut prendre autant de formes différentes que d’utilisations. On peut par exemple lui donner une poignée pour la transporter, un pied pour la surélever, ou même des anses pour la suspendre au plafond.
  • On peut utiliser n’importe quel corps gras. A la Préhistoire, le combustible utilisé est principalement de la graisse animale issue de la chasse. Pendant l’Antiquité nous avons des traces d’éclairage à l’huile minérale (le naphte, issu du pétrole). Enfin, l’utilisation d’huiles végétales est attestée à l’époque médiévale, avec par exemple, de l’huile de noix dans le Midi.
  • C’est rechargeable. Il suffit de remplir le réservoir régulièrement et de changer la mèche de temps en temps.
  • Ça peut sentir très bon. Puisqu’on peut utiliser n’importe quelle huile, pourquoi ne pas prendre des huiles parfumées et ainsi embaumer la pièce ? Certains fanatiques ne jurent que par le saindoux, mais bon …

Les inconvénients

  • Ça n’éclaire pas beaucoup. En réalité ça éclaire à peu près autant qu’une bougie. C’est pourquoi la lampe à huile est à réserver à un usage intérieur, et ne remplacera jamais la torche.
  • L’huile coûte cher. C’est la raison pour laquelle l’usage de la lampe à huile est réservé à une population citadine aisée. A la campagne, on s’éclaire au feu de cheminé, puis à partir du Moyen-âge à la chandelle (une mèche entourée de suif) beaucoup moins coûteuse.
  • Ça peut sentir mauvais, voire même être toxique. Nous vous déconseillons fortement de faire brûler une lampe à naphte dans une pièce non aérée pour des raisons évidentes (le naphte, ou huile de roche, étant un produit pétrolier). Il est à noter, également que certains procédés de purification des huiles peuvent laisser des résidus de produits chimiques (comme de l’acide sulfurique) qu’il ne vaut mieux pas faire brûler.
  • Ça brûle. Cet inconvénient est peut être évident, mais c’est l’une des raisons pour lesquelles la lampe à huile, malgré les nombreuses améliorations qu’elle a connu aux XVIIIème et XIXème siècles, ne survivra pas à l’avènement de l’électricité.

Dois-je revenir à la lampe à huile ?

Non. Aujourd’hui la lampe à huile tout comme la bougie a un rôle exclusivement décoratif.

Ceci dit, si vous êtes déjà un « gaulois réfractaire », pourquoi pas ?


Max Mery de Bellegarde, pour Archéolithe

Crédit photo Habib M’henni / Wikimedia Commons

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